Aperçu
- Des nouvelles du bureau
- Rendement du portefeuille et du marché
- Tarifs américains
- Bénéfices
- Économies américaine et canadienne
- Perspectives du marché
Des nouvelles du bureau
La majorité des relevés d’impôt devraient être émis d’ici le vendredi 7 mars, et vous devriez commencer à les recevoir dans les semaines suivantes.
Tarifs américains
Les États-Unis ont imposé un tarif de 25 % sur les marchandises en provenance du Canada et du Mexique, et un tarif de 10 % sur l’énergie, principalement du pétrole. Ils ont également imposé un tarif de 10 % additionnel sur les produits chinois, ce qui le porte à 20 %. Toutes les parties visées ont annoncé des tarifs réciproques.
Bien que cette décision nuise à l’économie canadienne, elle est politiquement positive pour les libéraux, qui ont présenté un budget désastreux en décembre et amené le premier ministre, Justin Trudeau, à démissionner, avec une cote de confiance d’environ 20 %. Dans la foulée de la nouvelle menace économique du président Donald Trump et de l’élection de Mark Carney comme nouveau chef du Parti libéral, le 9 mars, les libéraux ont fait des gains dans les sondages et pourraient déclencher des élections fédérales.
Bien que les libéraux aient gagné du terrain au cours du dernier mois, les conservateurs sont toujours favoris pour remporter les élections dans les sondages (CBC, 74 %) et sur les marchés des paris (Polymarket 56 %), mais leur leadership a diminué parce que Trump est une distraction majeure qui permet d’occulter les enjeux qui rendaient les libéraux si impopulaires. Comme les Américains sont conscients de l’incertitude liée à Trudeau et à Carney, nous devrons peut-être attendre les résultats des élections fédérales avant de conclure un accord commercial négocié avec les États-Unis. On s’attend généralement à ce que Mark Carney déclenche des élections avant la reprise des travaux du Parlement plus tard ce mois-ci.
Quelles industries sont à risque au Canada? Quelles actions pourraient être touchées?
Nous voyons des risques accrus pour les banques et les compagnies d’assurance canadiennes en raison de vastes protections réglementaires et fiscales actuellement en place. Nos banques subissent aussi la pression supplémentaire de l’économie sur leurs affaires.
Trump a mentionné à plusieurs reprises que le secteur bancaire canadien est une industrie protégée et qu’il veut que les entreprises américaines puissent y faire concurrence.
Un autre grand secteur à risque est celui de l’acier, de l’aluminium et de la fabrication automobile. Il s’agit d’une cible évidente, car elle s’accompagne d’une victoire politique pour Donald Trump, qui s’attire les votes des syndicats au détriment des démocrates.
Le troisième domaine est celui de la technologie, des médias et de la radiodiffusion. Une cible sera la taxe sur les services numériques et d’autres mesures que le Canada a appliquées à Google, à Amazon et à Facebook.
Il y a aussi, bien sûr, les produits laitiers, la volaille et le bois d’œuvre, qui font l’objet de plaintes depuis des décennies, car nous avons des tarifs et des contrôles très élevés sur ces industries.
Fondamentalement, il existe une divergence politique entre le Canada et les États-Unis. La majorité de la population américaine appuie ce que fait Trump. Sa cote de popularité est très élevée et certaines de ses politiques obtiennent un appui de 60 % à 70 %.
Au Canada, l’aversion pour Trump et les États-Unis a fortement augmenté, et la popularité des libéraux monte en flèche parallèlement.
Nous nous attendons à ce que ces divergences de vues, causées en grande partie par les politiciens et les médias, atteignent un sommet à un moment donné avant de revenir à la normale. Entre-temps, nous devrions tous rester sur la même longueur d’onde.
De notre point de vue, il semble que les libéraux ne soient pas pressés de régler leurs désaccords avec les États-Unis. Cette guerre commerciale est une grande distraction. Auparavant, les libéraux se situaient à environ 20 % dans les sondages, après avoir présenté un budget désastreux et au moment où ils ont fait l’objet d’une motion de censure. La situation actuelle et le changement de leadership leur ont donné la possibilité de rééquilibrer un peu le paysage politique.
Bénéfices
NVIDIA a déclaré ses bénéfices du quatrième trimestre mercredi dernier; c’était l’un des événements les plus attendus sur les marchés le mois dernier. Les chiffres étaient excellents, dépassant à la fois les attentes de revenus et de bénéfices avec une croissance de 114 % pour l’année. Cependant, l’action a baissé depuis l’annonce, malgré ses données fondamentales exceptionnelles, en raison de ventes massives sur le marché.
Comme de nombreuses autres entreprises, le titre s’est négocié sur fond de craintes politiques, à la fois en raison du spectre des tarifs et de la possibilité que d’autres restrictions commerciales soient imposées à la Chine. Trois personnes ont été arrêtées pour fraude à Singapour cette semaine; elles avaient menti au sujet de leur utilisation des puces NVIDIA, et on soupçonne qu’elles ont plutôt expédié les puces en Chine. On craint qu’il y ait d’autres restrictions de sécurité à l’exportation des puces à l’avenir.
Les banques canadiennes, qui ont déclaré leurs bénéfices la semaine dernière, sont un autre événement important que nous avons surveillé. Cette annonce a été largement éclipsée par les différends commerciaux avec les États-Unis.
RBC a enregistré d’excellents résultats, avec une hausse des services bancaires personnels et commerciaux découlant de l’achat de HSBC. Les provisions pour pertes sur prêts ont toutefois augmenté, ce à quoi il faut s’attendre compte tenu de l’affaiblissement de l’économie.
La Banque TD avait des chiffres acceptables, mais elle fonctionne toujours avec un plafond d’actif du côté américain en raison du scandale de blanchiment d’argent de l’année dernière, qui nuit à ses activités aux États-Unis.
La performance de la Banque de Nouvelle-Écosse a été médiocre, les pertes sur prêts augmentant, et elle a pris une charge de dépréciation pour ses opérations en Amérique latine.
BMO a connu un trimestre record, dépassant les attentes du revenu net et de bénéfices, tout en réduisant de beaucoup les provisions pour pertes sur prêts. Essentiellement, elle a récupéré d’une période où elle était l’une des banques les moins performantes. Les attentes étaient faibles.
La Banque CIBC et la Banque Nationale ont toutes deux eu des trimestres décents sans se démarquer.
Économies américaine et canadienne
Le dollar canadien demeure faible à 1,44 $ ou 69 cents.
Le rendement des obligations canadiennes à cinq ans est maintenant d’environ 2,5 %, alors que celui des obligations américaines à cinq ans est de 4 %. Les rendements sont à la baisse, ce qui signifie que les coûts hypothécaires et les coûts d’emprunt diminuent.
Répétons-le, ne tenez pas compte de la peur et de la colère colportées par les médias. Nous allons rebondir et nous nous retrouverons en meilleure posture d’ici quelques années. La haine n’est pas saine, surtout lorsqu’elle est créée par des politiciens et des médias. Ne vous laissez pas prendre au jeu. Il y a beaucoup de raisons d’être optimiste à long terme.
Dans trois mois, nous aurons un nouveau gouvernement en place et il y aura probablement plus de certitude économique. Les grands changements qui se produisent aux États-Unis seront plus importants au début, parce que c’est à ce moment-là qu’il faut en faire le plus avant de commencer à perdre du terrain. D’ici l’été 2026, le rythme devrait ralentir et se normaliser.
Avec toute cette incertitude, qu’est-ce qui est positif?
- Les taux d’intérêt et les taux d’emprunt à long terme diminuent, ce qui fait baisser les coûts hypothécaires.
- Le gaspillage et la bureaucratie des administrations publiques diminuent, ce qui accroît l’efficacité de toute l’économie.
- Les impôts diminuent, ce qui devrait accélérer les dépenses.
- Les prix du pétrole et de l’énergie sont en baisse, ce qui a une incidence sur tout, des prix des aliments aux dépenses de consommation.
Tout cela est extrêmement positif pour l’avenir.
Peu importe ce que vous pensez de Trump, les politiques les plus populaires sur lesquelles il a gagné des appuis établissent le programme politique ici au Canada et partout dans le monde. Par exemple, les conservateurs et les libéraux parlent maintenant de réduire le gaspillage gouvernemental, de réduire la réglementation et d’équilibrer le budget. Des pays sont revenus sur leur politique d’ouverture des frontières et d’immigration de masse au cours de la dernière année. Nous assistons à une montée du nationalisme, à une approche « mon pays d’abord » et à la fin de l’ère de la mondialisation.
Nous avions dit que la situation serait instable cette année et nous nous attendons à ce qu’il y en ait davantage dans les mois à venir.
Perspectives du marché
Nous prévoyons toujours de la volatilité pour les six premiers mois de 2025, puis une amélioration vers le deuxième semestre de 2025. On s’attend à d’autres fluctuations à la hausse et à la baisse de 5 % à 15 % tout au long de l’année.
La synchronisation des marchés sera très difficile – investir à long terme est ce qui compte.
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Profitez des premiers signes du printemps et ne tenez pas compte du tapage dans les médias!
Simon et Michael
Simon Hale, CIMMD, CSWP, FCSIMD
Conseiller en gestion de patrimoine principal
Gestionnaire de portefeuille,
Wellington-Altus Gestion Privée
Michael Hale, CIM MD
Gestionnaire de portefeuille
Conseiller en gestion de patrimoine principal
Wellington-Altus Gestion Privée
Groupe Investissements Hale
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Les rendements du Portefeuille d’actions conservateur, du Portefeuille de revenu diversifié et du Portefeuille ciblé de rendement total représentent uniquement les rendements des portefeuilles modèles et non les rendements de clients. Le rendement des comptes individuels peut différer sensiblement de l’historique de rendement représentatif en raison de plusieurs facteurs, notamment la taille du compte, la durée de la stratégie, le moment et le montant des dépôts et des retraits, le moment et le montant des dividendes et d’autres revenus, le moment et le prix de l’exécution des opérations, les taux de change, les frais et d’autres charges. Il ne s’agit pas d’un relevé officiel de Wellington-Altus Gestion Privée (« WAGP »). WAGP ne peut pas vérifier l’exactitude de ces chiffres sur le rendement. Veuillez consulter votre relevé officiel de WAGP pour connaître le chiffre exact de vos rendements.