Chers amis et clients,
J’espère que vous profitez tous d’un été merveilleux et reposant. Les mois d’été suivent un rythme bien connu : les activités ralentissent naturellement, les familles se retrouvent au bord de l’eau et chacun prend le temps de souffler. Les marchés financiers reflètent souvent ce changement saisonnier et connaissent parfois des périodes plus calmes, marquées par de faibles volumes, où la patience est le meilleur atout.
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Notre tableau de bord : rendement du portefeuille
Nos portefeuilles ont accusé un certain retard au premier trimestre, mais nous sommes restés fidèles à nos convictions et avons conservé nos positions les plus importantes, ce qui s’est traduit par une solide surperformance au deuxième trimestre. Lorsque nous évaluons notre rendement, nous privilégions toujours les résultats à long terme, car c’est là que la capitalisation des rendements révèle toute sa valeur.
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En date du 30 juin 2026 |
Cumul annuel |
1Y |
3Y |
5Y |
Depuis la création |
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PORTEFEUILLE D’ACTIONS CONSERVATEUR – RENDEMENT TOTAL BRUT ($ CA) |
21.5% |
43.1% |
28.3% |
15.6% |
16.6% |
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Ind. (50% DJ US Div 100; 45% S&P/TSX 60, 5% S&P Can T-Bill) |
14.1% |
25.0% |
16.9% |
10.6% |
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Morningstar Category (Global Equity) |
9.4% |
22.3% |
17.4% |
10.0% |
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PORTEFEUILLE DE REVENU DIVERSIFIÉ – RENDEMENT TOTAL BRUT, $ CA |
7.2% |
16.9% |
15.8% |
9.9% |
11.2% |
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Ind. (35% S&P Can Bond; 25% S&P Can Div; 25% DJ US Div 100; 10% MSCI EAFE, 5% S&P Can T-Bill) |
9.5% |
16.9% |
12.4% |
7.9% |
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Catégorie Morningstar (Équilibré mondial neutre) |
6.1% |
14.7% |
12.0% |
6.7% |
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PORTEFEUILLE CIBLÉ DE RENDEMENT TOTAL – RENDEMENT TOTAL BRUT, $ CA |
30.1% |
59.5% |
33.6% |
20.9% |
26.0% |
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Ind. (40% DJ US Div 100; 35% S&P/TSX 60, 20% S&P Can Bond, 5% S&P Can T-Bill) |
11.3% |
20.0% |
14.0% |
8.6% |
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Catégorie Morningstar (Équilibré tactique) |
6.7% |
15.4% |
11.0% |
6.0% |
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S&P 500 (NR USD) – USA |
10.0% |
21.9% |
20.1% |
12.9% |
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S&P TSX 60 (NR CAD) – CANADA |
11.2% |
30.7% |
21.8% |
13.7% |
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MSCI EAFE (GR CAD) – EUROPE |
13.7% |
25.6% |
19.8% |
12.6% |
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S&P CANADA ALL BOND |
2.2% |
3.3% |
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Vos propres rendements varieront en fonction du montant de titres à revenu fixe que vous détenez, des rentrées et sorties de fonds ainsi que des frais de gestion.

Changements dans le portefeuille : Réduire la voilure
Au cours des deux derniers mois, nous avons apporté quelques ajustements judicieux au portefeuille. Nous avons réduit nos positions dans deux sociétés de semi-conducteurs, AMD et Micron Technologies, et réalisé une partie de nos gains après la forte progression de leurs titres. Cette hausse a généré l’essentiel de notre rendement depuis le début de l’année.
Nous avons réinvesti ces gains dans des sociétés de qualité, plus défensives, afin de réduire le risque global du portefeuille.
Chubb fait son entrée : les vertus d’une entreprise peu spectaculaire
Nous avons également ajouté un nouveau titre au portefeuille : Chubb Limited. Nous adorons les entreprises peu spectaculaires et à faible risque, et Chubb correspond parfaitement à ce profil.
Précisons qu’il s’agit de la compagnie d’assurance américaine, et non de l’entreprise de sécurité britannique connue pour ses coffres-forts et ses véhicules blindés. Fondée en 1882 par un groupe de marchands new-yorkais désireux d’assurer leurs navires, Chubb a pris sa forme actuelle en 2015, lorsque la société suisse ACE Limited l’a acquise pour 29 milliards de dollars américains. Aujourd’hui, elle est la plus grande société au monde spécialisée en assurance de dommages, avec une capitalisation boursière d’environ 140 milliards de dollars américains.
Voici pourquoi nous avons acheté ce titre :
Les données ci-dessous sur le ratio combiné de Chubb par rapport à celui de ses concurrents proviennent de sa plus récente mise à jour trimestrielle :

Nous avons acheté Chubb à une valorisation attrayante d’environ 12 fois les bénéfices. Nous prévoyons une croissance annuelle des bénéfices d’environ 9 %. Avec un dividende de 1 %, cela nous permet de tabler prudemment sur un rendement de base de 10 %, avec un potentiel de hausse selon les conditions.
Semi-conducteurs : les « pelles et pioches » de demain
Bien que nous ayons réduit nos positions dans AMD et Micron, nous continuons d’avoir une grande confiance dans leurs modèles d’affaires. Toutes deux évoluent dans des marchés à forte croissance, caractérisés par des pénuries d’approvisionnement, des processus de fabrication complexes et des carnets de commandes qui s’étendent sur plusieurs années.
Le paysage de l’IA passe du « calcul d’entraînement » (création des modèles) au « calcul d’inférence » (exécution des activités quotidiennes des agents d’IA). Alors que les agents d’IA accomplissent des milliers de tâches par jour, la demande de processeurs traditionnels et de puces d’IA spécialisées explose. Les prévisions du secteur concernant la croissance des ventes de processeurs pour serveurs au cours des quatre prochaines années ont doublé, passant de 18 % à 35 % par année. Le monde aura donc besoin d’environ 130 milliards de nouveaux processeurs d’ici 2030, ce qui rehausse considérablement les prévisions de croissance d’AMD.
Du côté de la mémoire, Micron est particulièrement bien placée pour profiter des besoins considérables en mémoire de ces agents d’IA, ce qui lui permet de dégager des marges bénéficiaires records. Nous prévoyons que la demande continuera d’augmenter à mesure que la conduite autonome et la robotique se développeront au cours des cinq prochaines années.
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Prévisions de résultats et principaux catalyseurs
Au début de la saison des résultats financiers du deuxième trimestre, nous nous attendons à ce que nos sociétés dépassent les attentes en matière de revenus et de bénéfices et annoncent des dépenses en immobilisations plus élevées. Cela pourrait entraîner une certaine volatilité à court terme, mais nous croyons que ces investissements dans les infrastructures porteront rapidement leurs fruits.
Nous suivons de près deux de nos principaux titres :
Le premier appel public à l’épargne de SpaceX : la patience plutôt que le battage médiatique
Vous avez peut-être vu que SpaceX a récemment procédé au plus important premier appel public à l’épargne (PAPE) de l’histoire et fait son entrée en bourse avec une capitalisation boursière de 1,7 billion de dollars américains. Bien que nous aimions l’entreprise, nous avons choisi de ne pas acheter d’actions pour nos clients.
Le risque est structurel : le flottant initial n’était que de 80 milliards de dollars américains, soit environ 5 % de l’entreprise. À mesure que les périodes de blocage expireront au cours des 12 prochains mois, un flot de nouvelles actions arrivera sur le marché, ce qui devrait créer des pressions vendeuses.
Cela dit, sa thèse d’investissement à long terme est remarquable. Elle est en train de bâtir un monopole mondial des communications grâce à la capacité de connexion directe aux téléphones cellulaires de Starlink. Ses fusées réutilisables ont réduit de 90 % le coût d’accès à l’orbite, et son nouveau Starship vise à réduire encore ce coût d’un ordre de grandeur, pour le ramener à une fourchette de 100 à 200 $ US par kilogramme. Enfin, Wall Street anticipe un vaste marché futur du « calcul orbital pour l’IA » : des centres de données d’IA seraient lancés dans l’espace afin de profiter d’un approvisionnement continu en énergie solaire et d’un refroidissement facilité.
Nous jugeons également fort probable qu’une fusion entièrement réalisée par échange d’actions entre SpaceX et Tesla ait lieu au cours des 12 prochains mois, compte tenu du chevauchement de leurs activités commerciales. Nous suivrons patiemment la situation.
Perspectives macroéconomiques : un nouveau président de la Fed et le dollar canadien
Aux États-Unis, Kevin Warsh a prêté serment à titre de nouveau président de la Réserve fédérale américaine (la Fed) le 22 mai. Il apporte à l’institution le bon sens et la modernisation dont elle a grand besoin et met sur pied cinq groupes de travail chargés de revoir les communications de la Fed, sa politique de gestion du bilan, ses méthodes de collecte de données économiques, son analyse de la productivité et ses cadres de politique en matière d’inflation. Warsh estime que l’IA sera une force déflationniste, mais la Fed maintiendra sa cible d’inflation de 2 %. Nous sommes très enthousiastes à l’égard de ces changements axés sur l’efficacité.
Plus près de chez nous, la conjoncture macroéconomique canadienne appelle à la prudence. Le dollar canadien a perdu environ 4,5 % face au dollar américain au cours des mois de mai et juin.

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Comme l’illustrent les graphiques ci-dessus, la baisse des prix du pétrole pèse lourdement sur notre monnaie. La hausse des prix du pétrole attribuable aux conflits au Moyen-Orient a temporairement masqué la faiblesse des données sur le produit intérieur brut. Toutefois, à mesure que les prix du pétrole se normaliseront, ce soutien disparaîtra au troisième trimestre.
À cela s’ajoute le fait que les États-Unis ont officiellement indiqué ne pas vouloir renouveler notre accord de libre-échange, ce qui déclenche un compte à rebours de dix ans avant son expiration; ils peuvent toutefois s’en retirer moyennant un préavis de seulement six mois. L’incertitude est l’ennemie de l’investissement des entreprises : plus les négociations s’éterniseront sans accord clair, plus les capitaux des entreprises afflueront vers les États-Unis plutôt que vers le Canada.
Regard vers l’avenir
Même si nous nous attendons à une certaine volatilité estivale, particulièrement dans le secteur technologique, nous demeurons fermement optimistes quant aux sociétés que nous détenons en portefeuille et à leur capacité de faire croître durablement leur valeur. L’indice S&P 500 se situe actuellement autour de 7 400. Notre cible demeure fixée à 8 000 pour la fin de l’année et à 15 000 pour 2030.
Merci de votre confiance renouvelée et de votre précieuse collaboration. Profitez bien du reste de votre été. Nous vous donnons rendez-vous après la saison des résultats financiers pour notre prochaine mise à jour.
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Chaleureusement,
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Michael & Simon Hale
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